#4.20 Cinq ans de prison, si vous tentez de prévoir les décisions d'un juge
Decideo - Data Science, Big Data, Intelligence Augmentée
Release Date: 06/17/2024
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Assemblée nationale : le rapport sur la souveraineté numérique préconise la création de syndicats de données Un concept déjà largement étudié au Québec (Canada) sous le nom de fiducie de données, mais pas encore développé en France. Vous avez très certainement lu les 453 pages du rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la souveraineté numérique , publié le 8 juillet… et donc, vous n’êtes pas passé à côté de la proposition n° 4 : créer un statut de syndicat de données… Les plus de 400 pages du rapport...
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Interdire ou empêcher : deux logiques de gouvernance à l’épreuve des données et de l’IA De passage sur TikTok pour y écouter parler de philosophie (si, si, on parle de philo sur TikTok… abonnez-vous par exemple au compte de @philo_sophia_) l’algorithme m’a conduit à une comparaison argumentée entre l’interdiction et l’empêchement. Faisant le parallèle avec les contextes de gouvernance des données et de l’intelligence artificielle, qui semblent si difficiles à faire accepter aux opérationnels, il m’a semblé porteur de poser quelques réflexions sur le...
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Intelligence artificielle : comment redéfinit-elle le métier de directeur financier Clôtures accélérées, prévisions en temps réel, détection de fraude, assistants conversationnels embarqués dans l’ERP : l’intelligence artificielle n’est plus un horizon lointain pour les directions financières. Selon Deloitte, 87 % des DAF estiment qu’elle sera « extrêmement ou très importante » pour leur fonction en 2026. Ce que l’IA apporte vraiment Il faut commencer par distinguer deux familles de technologies. L’IA dite « traditionnelle » repose sur...
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Nous recevons cette semaine les deux co-fondateurs de Dataloma, nouvel éditeur de progiciels spécialisé dans le context engineering encadrant les modèles d'IA générative : Laura Bonnafé, et Matthieu Fauchon. - Pourquoi la formalisation et la transmission d'un contexte sont indispensables pour améliorer les résultats de l'IA ? - Quelles sont les erreurs / risques diminués par la transmission d'un contexte ? - Pourquoi avoir lancé Dataloma ? Quelle stratégie souhaitez-vous déployer ?
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Le LLM va-t-il devenir l’interface unifiée de la gouvernance des données ? Récemment j’évoquais les raisons principales d’échec du déploiement de nombreux catalogues de données. En première ligne, l’absence d’adoption suffisante par les utilisateurs métiers. Doit-on refondre les interfaces utilisateurs ? Une nouvelle voie apparait : abandonner l’interface utilisateur ! Et la confier à un LLM qui interrogera, via un serveur MCP, la base de données du catalogue. L’habitude d’interroger un moteur de recherche pour obtenir une réponse a changé. Le...
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Un catalogue social de données, orienté utilisateurs Il y a quelques mois, j’ai travaillé pour une grande entreprise sur la formalisation des caractéristiques du catalogue de données idéal. « Social et orienté vers ses utilisateurs » sont ressorties comme les caractéristiques essentielles d’un catalogue efficace en 2026… ou 2027. Un catalogue social, c’est-à-dire conçu comme tous les outils que nous utilisons au quotidien, qui favorisent l’interaction, la création de contenu par l’utilisateur, la simplicité d’utilisation, et l’intégration aux applications...
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Pour parler d'IA, de ressources humaines et de données, nous recevons José Alberto Rodriguez Ruiz, Délégué à la protection des données (DPO) et responsable de la gouvernance de l’IA chez Cornerstone (Chief Data Protection & AI Governance Officer). - Comment les DRH utilisent-elles l'IA en 2026 ? A quelles étapes de la relation employeur-employé ? - Les données RH sont par essence des données personnelles. Comment s'assurer d'être conforme à la réglementation ? - Quels sont les risques liés aux usages de l'IA dans le domaine des RH et comment les éluder ? (discriminations,...
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Quelques semaines après la fermeture du Salon de l’Agriculture, une question centrale se pose : et si une partie de la réponse à la crise agricole se trouvait dans une ressource déjà produite par les exploitations, mais encore largement invisible ? Chaque jour, les fermes françaises génèrent des données sur les sols, l’eau, le climat, les cultures ou les rendements. Ces informations ont une valeur stratégique. Elles alimentent les outils d’aide à la décision, les modèles d’intelligence artificielle et les services développés par les acteurs de l’agritech. Pourtant,...
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Alain Garnier, co-fondateur de Jamespot, est un ardent défenseur de la souveraineté numérique; l'occasion d'aborder ce sujet avec lui, sans filtre, et de réfléchir ensemble aux solutions pratiques, et non-extrémistes, qui s'offrent à nous, pour faire un bout de chemin en direction d'un numérique moins dépendant de la grande puissance américaine aujourd'hui, ou peut-être chinoise demain. - Vous dites : "Nous sortons d’une approche théorique de la souveraineté numérique. Désormais, la question centrale devient : est-ce que l’organisation peut continuer à fonctionner si cette...
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L’observabilité : attitude et outil du data steward Observer vient de la racine latine observare, qui signifie « noter ou considérer », mais aussi « garder en sécurité ou protéger ». Quelle belle proximité avec la fonction de data steward ! Or aujourd’hui le rôle du data steward n’est plus simplement de se préoccuper de qualité des données, mais réellement de mettre en œuvre l’observabilité. Plutôt qu’un steward, il est plutôt d’ailleurs un contrôleur aérien de vos data. Il ne pilote pas mais surveille et organisme le trafic et reporte les...
info_outline5 ans de prison, si vous tentez de prévoir la décision d’un juge
… mais comme toujours, les lignes jaunes sont contournables, pour peu que l’on prenne le temps de comprendre la loi.
Je vous parle ici d’une disposition liée à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le cadre de procédures judiciaires, tentant de prédire quel sera le comportement de tel ou tel juge dans une affaire, et pour les parties prenantes d’adapter leur stratégie.
Aux Etats-Unis, vous l’avez certainement vu dans de nombreuses séries criminelles, la technologie est utilisée pour analyser le profil de jurés, et tenter de prévoir leur positionnement, mais également pour analyser les décisions prises par chaque juge.
Rien de bien nouveau, car les prétoires ont toujours été le berceau de rumeurs et de bruits de couloir : untel donne plutôt raison aux femmes, untel n’aime pas les hispaniques, untel est contre l’autodéfense, etc.
Depuis toujours, les avocats ont imaginé améliorer leur stratégie, persuadés que les juges sont biaisés… tout simplement parce qu’ils sont humains. Un peu comme on commentait au lycée les professeurs qui nous étaient affectés en début d’année, les avocats commentent les juges qui leur sont affectés en début de procès.
Mais au fait, les juges qui portent des lunettes sont-ils plus sévères que ceux qui ont une bonne vue ? Et les juges aux cheveux blancs sont-ils plus tolérants avec les jeunes majeurs ? Quand aux juges qui conduisent une peugeot, sont-ils plus sévères que ceux qui conduisent une Audi, dans les cas de violence conjugale ?
Questions absurdes ? Peut-être. Mais si l’apprentissage machine nous apprenait le contraire. Que l’âge, la vue, la couleur des cheveux, la voiture qu’ils conduisent présentaient une corrélation avec leurs décisions. Si cela était mathématiquement prouvé, qu’est-ce que cela prouverait justement ? Que la justice est humaine, et donc biaisée. Dans ce cas, pourquoi ne pas l’analyser, et en utiliser les résultats ?
Peut-être mais avec des limites très claires. Une loi publiée en 2019 précise en effet que les données nominatives des juges ne peuvent pas être utilisées. Il est donc interdit de prévoir la décision d’un juge en particulier dans une affaire. Mais elle ne peut empêcher la prédiction basée sur des caractéristiques, tant que celles-ci ne permettent pas de remonter à la personne, au juge.
Alors, les juges qui se savent analysés gardent-ils le même comportement ? Où cela va-t-il les inciter modifier leurs décisions ? Les études menées depuis 2019 semblent montrer que globalement ces caractéristiques interviennent très peu dans les décisions. En revanche, les tribunaux, par le profil des affaires qu’ils jugent et leur volume, prennent clairement des sanctions différentes. Entre Bobigny et Versailles, les peines appliquées sont clairement différentes dans certains types d’affaires ?
En viendra-t-on à préférer une justice artificielle, un algorithme qui appliquerait la loi, rien que la loi, sans aucune humanité ? Un film espagnol, Justicia Artificial, devrait d’ailleurs sortir en septembre prochain sur le sujet.